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CAN 2032 ou 2036 : la Guinée présente ses infrastructures et ses ambitions aux experts de la CAF

Dans le cadre de sa candidature à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2032 ou 2036, la Guinée accueille une mission d’évaluation de la Confédération africaine de football (CAF) et du cabinet PwC. Entre visite du futur stade olympique de Kansoyah, inspection du port de Moribaya et présentation du projet du Transguinéen, les autorités guinéennes entendent démontrer que leur ambition sportive s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation économique et de développement national.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son ambition d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2032 ou 2036. Une mission d’évaluation de la Confédération africaine de football (CAF), accompagnée du cabinet international PwC, séjourne dans le pays afin d’apprécier les capacités et les infrastructures susceptibles de soutenir cette candidature.

À la tête du département chargé de cette démarche, Cellou Baldé, ministre des Sports, joue un rôle central dans la conduite de la candidature guinéenne. Il assure la coordination entre les autorités publiques, les collectivités, les acteurs économiques et les partenaires techniques, tout en veillant à la présentation des projets et des capacités du pays aux experts de la CAF. Son action consiste également à mobiliser les différents secteurs concernés par l’organisation de la compétition et à défendre une vision de la CAN comme projet national de développement.

Les travaux d’évaluation ont été officiellement ouverts ce mardi par Cellou Baldé, qui a souligné l’importance de cette étape pour présenter les avancées réalisées, les projets en cours et les perspectives de développement du sport guinéen.

Au-delà de la dimension sportive, cette démarche traduit la volonté des autorités de faire de la candidature guinéenne un levier de développement économique, d’attractivité et de modernisation des infrastructures nationales.

Kansoyah, au cœur du projet du futur stade olympique

La première étape majeure de la visite de terrain a conduit les experts de la CAF sur le site de Kansoyah, destiné à accueillir le futur stade olympique de 60 000 places.

Cette infrastructure figure parmi les projets emblématiques de la candidature guinéenne. Sa réalisation constituerait un élément déterminant dans le dispositif d’accueil d’une compétition continentale de l’envergure de la CAN.

À cette occasion, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a souligné la mobilisation des populations et des autorités locales, qui ont exprimé leur reconnaissance au président de la République, Mamadi Doumbouya, pour ce projet présenté comme porteur d’espoir et de développement.

Les échanges avec la délégation de la CAF ont également permis de mettre en avant les atouts du pays, notamment sa passion pour le football, son hospitalité et les efforts engagés dans le développement des infrastructures sportives, hôtelières et routières.

Toutefois, au-delà de l’adhésion populaire et des ambitions affichées, la concrétisation de ce projet dépendra de la capacité des autorités à transformer les engagements en réalisations conformes aux exigences techniques et organisationnelles de la CAF.

Moribaya et le Transguinéen : la candidature au-delà du football

Après l’étape de Kansoyah, la mission d’évaluation s’est poursuivie à Moribaya, où les experts ont été conduits au port ainsi que sur les installations du chemin de fer du Transguinéen.

Cette visite a permis aux autorités guinéennes de présenter une autre dimension de leur ambition : celle d’un développement intégré, dans lequel les infrastructures de transport, les équipements économiques et les installations sportives participent à une même dynamique de transformation nationale.

Le port de Moribaya et le Transguinéen constituent, dans cette perspective, des infrastructures stratégiques pour illustrer les capacités logistiques et économiques du pays.

Cellou Baldé a notamment insisté sur la nécessité de dépasser la seule question des équipements destinés à accueillir les rencontres de la CAN. En tant que ministre des Sports, il porte ainsi le plaidoyer institutionnel de la Guinée auprès de la CAF et contribue à articuler les exigences de la compétition avec les priorités nationales en matière d’aménagement et de développement.

« Cette ambition s’inscrit dans la vision de développement portée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, avec le Programme Simandou 2040 comme référence stratégique », a-t-il indiqué dans sa communication.

Cette approche vise à inscrire la candidature guinéenne dans une vision de long terme, où l’organisation d’une compétition sportive internationale pourrait accompagner les efforts de modernisation du pays.

Simandou 2040, une référence stratégique pour la candidature

La candidature à la CAN 2032 ou 2036 est ainsi présentée comme une composante de la stratégie de développement portée par les autorités guinéennes.

Le Programme Simandou 2040 constitue, selon Cellou Baldé, un cadre de référence pour articuler les ambitions sportives avec les perspectives économiques et sociales du pays.

Dans cette logique, les infrastructures nécessaires à l’organisation de la compétition ne sont pas envisagées uniquement comme des équipements événementiels. Elles sont également présentées comme des investissements susceptibles de contribuer au développement territorial, à l’amélioration des services et à la création d’opportunités pour la jeunesse.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, accompagne également cette dynamique, selon les déclarations du ministre des Sports, qui a salué son engagement en faveur de cette ambition nationale.

L’enjeu est donc de faire de cette candidature un projet fédérateur, capable de mobiliser les institutions, les collectivités territoriales, les acteurs économiques et les populations autour d’un objectif commun.

Un défi qui dépasse la mobilisation populaire

Si la mobilisation des populations de Kansoyah et l’enthousiasme autour du projet témoignent de l’adhésion à cette ambition, l’organisation d’une CAN demeure un chantier complexe.

La construction d’un stade de 60 000 places ne saurait, à elle seule, garantir la réussite d’une candidature. Les capacités d’hébergement, les infrastructures routières, les transports, les établissements hospitaliers, la sécurité, les télécommunications et les dispositifs d’organisation devront également répondre aux standards de la CAF.

La mission d’évaluation de la CAF et de PwC constitue donc une étape importante pour apprécier les capacités réelles de la Guinée à accueillir une compétition de cette dimension.

Elle permettra notamment de confronter les ambitions affichées aux exigences techniques, logistiques et organisationnelles liées à l’accueil des équipes, des supporters, des officiels et des partenaires de la compétition.

La question de la durabilité des investissements sera également déterminante. Au-delà de la période de la CAN, les infrastructures devront pouvoir répondre aux besoins du sport guinéen et contribuer durablement au développement du pays.

La Guinée affiche sa détermination

À travers cette mission d’évaluation, les autorités guinéennes entendent démontrer que le pays dispose d’atouts pour prétendre à l’organisation de la plus grande compétition de football du continent.

Cellou Baldé, en sa qualité de ministre des Sports, conduit cette démarche en assurant le suivi politique et institutionnel du dossier, la coordination des parties prenantes et la présentation de la vision guinéenne aux instances du football africain. Il a réaffirmé la détermination de la Guinée à poursuivre ses efforts avec « rigueur, responsabilité et détermination », afin de faire de cette candidature un véritable levier de développement pour la jeunesse et l’ensemble du pays.

Entre le futur stade olympique de Kansoyah, les infrastructures de Moribaya et le projet du Transguinéen, la Guinée cherche ainsi à présenter une candidature qui dépasse le cadre strictement sportif.

Reste désormais à savoir dans quelle mesure les projets annoncés pourront être concrétisés dans les délais et répondre aux exigences de la CAF.

Car si l’ambition guinéenne est clairement affichée, le véritable défi sera de transformer cette volonté politique en infrastructures opérationnelles, en capacités organisationnelles solides et en retombées économiques et sociales durables.

La CAN 2032 ou 2036 représente ainsi, pour la Guinée, bien plus qu’un rendez-vous footballistique : elle constitue une ambition nationale dont la réussite dépendra de la cohérence entre les engagements, les investissements et les réalisations.

Rédaction Investigatorguinee

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