L’Union africaine avait a demandé une transition de 18 mois et exigé qu’aucun membre du Conseil militaire de transition ne pourra être candidat aux élections à venir.
Le Tchad a prolongé samedi de deux ans maximum sa période de transition vers des élections, en maintenant à la tête de l’Etat le chef de la junte militaire, qui sera autorisé à briguer la présidence.
Les centaines de délégués réunis dans le cadre d’un “dialogue de réconciliation nationale”, en l’absence d’une grande majorité de l’opposition et des organisations de la société civile qui le boycottent, ainsi que de deux des trois plus importants groupes armés rebelles, ont adopté ces mesures par “consensus”, Mahamat Idriss Déby Itno devenant “le président de transition”.
“Il y aura un débat lundi, on attend la fin du dialogue national inclusif pour donner la position du gouvernement, mais pas maintenant pour éviter de créer la polémique pour rien”, a déclaré à l’AFP Abderaman Koulamallah, porte-parole du gouvernement.
Ce Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) a été lancé laborieusement le 20 août, 16 mois après que le jeune général de 37 ans Mahamat Idriss Déby Itno a été proclamé par l’armée président de la République au lendemain de la mort de son père, Idriss Déby Itno, tué en se rendant au front contre les rebelles le 21 avril 2021.
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