Au Cameroun, la campagne en vue de l’élection présidentielle du 12 octobre a démarré samedi. Certains candidats sont déjà sur le terrain pour promouvoir leur programme à travers des meetings organisés un peu partout dans le pays.
Des ralliements tardifs à Bello Bouba
Au départ, ils étaient 12 candidats en lice, parmi eux, le président sortant, Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 43 ans. Ils ne sont plus que 10 maintenant, car, deux candidats ont renoncé ce week-end à leur propre campagne pour rallier celle de Bello Bouba Maïgari de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP).
Il s’agit d’Akere Muna du parti Univers et d’Ateki Caxton du Parti de l’alliance libérale (PAL). Samedi dans la ville de Buea dans le sud-ouest du Cameroun, des supporters du chef de l’Etat sortant Paul Biya, candidat à sa propre succession avec son slogan de campagne “Grandeur et espérance”, ont mis en avant sa longue expérience.
“Mon pays, en particulier la région dont je suis originaire, le sud-ouest, est confronté à certains problèmes de sécurité, témoigne David Mafany, le maire de la ville de Buea. Nous ne voulons pas que des personnes impulsives, incapables de garder leur sang-froid, nous dirigent en tant que chef d’État à l’heure actuelle. Nous pensons que Paul Biya a les qualités requises pour nous diriger en ce moment.”
Meetings en l’absence de Paul Biya
Paul Biya s’est envolé vers la Suisse il y a une semaine, un peu avant le début de la campagne électorale. Peu de chance donc que ses électeurs le voient beaucoup sur le terrain pour des meetings…
Ses principaux opposants ont organisé des rassemblements politiques. Ce dimanche, le candidat Cabral Libii a mobilisé ses partisans dans la capitale économique, Douala.
La gouvernance de Paul Biya était au centre de ce rassemblement, les participants se sont dits fatigués par les longues décennies au pouvoir de Paul Biya.
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