Battu de peu au premier tour, le chef de l’État sortant s’est imposé le 25 octobre avec environ 51,8 % des suffrages. Son rival d’extrême droite refuse de s’incliner.
Le premier acte avait de quoi inquiéter le camp présidentiel. Le 4 octobre, Flavio Bolsonaro devançait Lula de moins de deux points, 47,03 % contre 45,16 %, et Lula lui-même parlait d’un résultat inattendu. (iris-france) (euronews)
Trois semaines plus tard, la situation s’est inversée. Avec près de 51,8 % des voix, le dirigeant de gauche l’emporte et obtient un quatrième mandat, une première dans l’histoire politique du pays.
Le dernier jour de vote ne s’est pas déroulé sans accroc. Une procédure devant les tribunaux a retardé la fermeture des bureaux, laissant électeurs et états-majors dans l’attente. Les contours précis de ce litige restent à établir [À VÉRIFIER].
Le soir venu, Flavio Bolsonaro a fait savoir qu’il ne concédait rien. Le sénateur réclamera, dit-il, « l’annulation des élections ». Il n’a pas encore précisé les arguments sur lesquels reposerait sa démarche.
Pour la droite, l’enjeu dépassait les frontières : une victoire aurait prolongé la série de succès conservateurs enregistrés en Amérique latine. Elle n’a pas eu lieu. Il faudra désormais observer si le recours annoncé prend une forme légale, et quelle réponse lui donneront les juges électoraux. (lepetitjournal)
Par Madiba Kaba
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