Guinée : 244 jeunes délégués africains réunis à Conakry pour la 2ᵉ édition de Guimun 2026
La deuxième édition de la simulation du Modèle des Nations unies (Guimun 2026) a été officiellement lancée en Guinée, autour du thème : « 80 ans et plus, et si la promotion de la paix et de la sécurité mondiale commençait par la régulation des NTIC et de l’IA ? ». La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, s’est déroulée en présence du parrain de cette édition, Mamoudou Gnagnalé Barry. Au total, 244 délégués venus de plusieurs pays africains participent à cette rencontre de trois jours consacrée à la diplomatie, au dialogue et à la recherche de solutions pour un monde plus pacifique.

Initiative à caractère socio-éducatif et bénévole, Guimun entend familiariser les jeunes avec le fonctionnement des institutions internationales, notamment les Nations unies. Selon Hadja Kadiatou Diallo, coordonnatrice générale de Guimun 2026, cette initiative vise à former une jeunesse capable de comprendre les enjeux internationaux et de participer aux débats sur les questions mondiales. « Notre objectif, c’est d’initier les jeunes à la diplomatie, aux relations internationales, aux hobbies et multilatéralisme, bien sûr, et surtout à pouvoir dialoguer dans la paix, dans le respect des différences et dans le respect de l’autre », a-t-elle expliqué.

Elle précise que les activités de la structure ont permis de toucher 500 jeunes depuis mars 2026, à travers des formations et des simulations. Cette deuxième édition constitue ainsi l’aboutissement des activités menées durant l’année.
Le choix du thème de cette année repose notamment sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), dont l’utilisation peut contribuer à la prévention des conflits et au maintien de la paix. « Nous avons décidé cette année de faire travailler ces jeunes-là par rapport à l’IA et NTIC parce que nous estimons que ces deux outils peuvent être utilisés pour prévenir le maintien de la paix et pour avoir un monde plus sûr », a indiqué la coordonnatrice générale.

Durant les trois jours de travaux, les participants, qui représentent différents États, organisations internationales et pays observateurs, devront réfléchir à des propositions concrètes. L’objectif est de parvenir à une résolution qui prendra la forme d’un programme décennal pouvant servir de référence aux États et aux partenaires.
Le programme prévoit des discours de positionnement, des débats formels et informels, ainsi que la finalisation et le vote des résolutions élaborées par les délégués.

Prenant la parole à cette occasion, le parrain de l’événement, Mamoudou Gnagnalé Barry, a encouragé les jeunes à croire en leur potentiel et à s’investir davantage dans leur formation et leur engagement citoyen.« Des mots d’encouragement à cette jeunesse qui rêve, qui se bat, qui comprend que la dîner n’est pas son avenir, c’est son présent, qui comprend que la loi joue son rôle, qui comprend qu’il faut comprendre les choses, qu’il faut apprendre, qu’il faut dialoguer pour pouvoir participer avec efficacité. Donc une fierté d’être un ambassadeur, de pouvoir parler à nos jeunes, comme on nous a parlé dans le passé, et bonne chance à Guimun 2026 », a-t-il déclaré.

De son côté, le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, a invité les participants à approfondir leur connaissance des réalités africaines et à défendre les intérêts de leur continent avec responsabilité et discernement. « Vous voulez défendre votre continent. Apprenez à connaître ses réalités, ses ressources, ses difficultés et ses intérêts. Apprenez aussi à connaître vos interlocuteurs. Une parole préparée porte beaucoup plus loin, effectivement, qu’une indignation », a-t-il conseillé.

Pour le ministre, cette rencontre traduit la volonté d'une jeunesse africaine désireuse de comprendre les enjeux internationaux, de participer aux prises de décision et d'assumer pleinement ses responsabilités.
Il a également insisté sur la nécessité de placer les préoccupations humaines au cœur des discussions diplomatiques, qu'il s'agisse des conflits, du changement climatique, des migrations ou encore de l'intelligence artificielle. « Derrière les discussions sur les conflits, il y a des familles qui cherchent à vivre en sécurité. Derrière les discussions sur le climat, il y a un agriculteur qui s'inquiète effectivement pour ces récoltes. Derrière une discussion sur les migrations, il y a parfois un jeune qui ne voit plus de perspective chez nous. Derrière les discussions sur l'intelligence artificielle, il y a un étudiant qui se demande quel métier il pourra exercer demain », a-t-il souligné.
Lansana Béa Diallo a enfin réaffirmé l'engagement de son département à accompagner les initiatives favorisant le développement des compétences et la participation citoyenne des jeunes.
« Cette rencontre illustre pleinement ce que nous voulons encourager au ministère de la jeunesse. Développer les compétences, soutenir l'engagement citoyen et donner aux jeunes les moyens de prendre des responsabilités. C'est cette mission que nous a confiée le président de la République », a-t-il rappelé.
En perspective, Guimun entend élargir ses activités dès 2027 à travers la Semaine de simulation des organisations (SOS). Cette initiative permettra aux jeunes de simuler, au-delà de l'Assemblée générale des Nations unies et du Conseil de sécurité, le fonctionnement d'autres institutions internationales et régionales, notamment l'Union africaine, l'Union européenne et la CEDEAO.
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