Dans ce sommet Trump-Xi de ce 13 mai, c’est la Chine qui se présente en position dominante. Elle a tenu face à l’escalade commerciale américaine, conserve un levier majeur sur les minerais critiques et sait que Washington a aujourd’hui besoin d’elle sur plusieurs dossiers.
Le président américain Donald Trump n’arrive pas seulement à ce sommet avec des exigences commerciales. Il arrive aussi avec des besoins : obtenir davantage d’achats chinois de produits agricoles ou d’avions américains, préserver une trêve commerciale fragile et surtout pousser Pékin à utiliser son influence sur l’Iran.
De son côté, la Chine dispose de plusieurs leviers : les terres rares, essentielles à l’industrie et à la défense, son rôle central dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, mais aussi ses liens avec Téhéran.
Le commerce reste le sujet central, mais il ne faut pas s’attendre à une vraie résolution. Le scénario le plus probable est une prolongation de la trêve commerciale ou des annonces ciblées : achats de soja, d’avions Boeing, mécanismes de dialogue économique…
Mais les désaccords de fond restent entiers : droits de douane, restrictions technologiques, puces avancées, et surtout contrôle chinois des terres rares.