La septième édition des Rencontres internationales des arts numériques et visuels d’Abidjan (Riana) a lieu du 5 au 8 avril, avec au programme une quinzaine d’artistes exposés, des performances, des ateliers et des conférences. Parmi ces artistes, le talent émergent Perfect Black, photographe d’art ivoirien.
Perfect Black n’a que 20 ans, mais il est déjà photographe depuis trois ans. L’ancien mannequin a une petite communauté de 15 000 abonnés sur Instagram. Et c’est là qu’il a forgé ses premières armes… avant d’être repéré par des galeries.
« Instagram, depuis le début, c’est un réseau qui essaie de mettre en avant des images très colorées, donc très visuelles. Cela suit mes premières idées pour mes premières œuvres. Quand j’ai commencé les photos, je les publiais d’abord sur mon profil, en ne me disant même pas que j’irais dans des galeries d’art, parce que je ne me trouvais pas légitime. En réfléchissant, je me dis que, si sur les réseaux ça marche, cela veut dire que quelque part il y a un public qui aime bien ce que je fais. Et si un galériste est intéressé, pourquoi pas ? »
Le jeune homme fait en parallèle un master en architecture. Un artiste complet qui a su capter l’attention du peintre ivoirien Jacob Bleu, promoteur des Riana :
« En architecture, il y a tout ce qui est mise en forme, gestion de l’espace. Et en plus de ça, c’est un fanatique de la photographie d’art. Il essaie de combiner ce jeu-là dans la gestion de l’espace, dans la projection, dans le temps, et je pense qu’il est très bien parti. Il a même eu le prix que nous avons organisé il n’y a pas longtemps, il en a été lauréat en photographie d’art. »
Après les Riana, Perfect Black espère pouvoir s’exporter hors de la Côte d’Ivoire… en visant d’abord le continent africain.
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