Qui tient désormais Soledar ? Alors que le groupe russe de mercenaires Wagner a revendiqué mercredi 11 janvier son contrôle, Kiev a rapidement contesté l’information, renouvelant ses dénégations à plusieurs reprises dans la journée. En Russie, le sujet fait en tout cas la Une, et le patron des mercenaires Evgéni Prigojine pose plus que jamais en chef de guerre efficace.
C’est une communication millimétrée signée encore une fois Wagner. Ces derniers jours, manière évidente de préparer le terrain à une annonce, le patron du groupe paramilitaire répétait lui-même le message sur les réseaux sociaux : les opérations militaires contre les forces de Kiev à Soledar sont « exclusivement » celles de ses troupes.
Aux alentours de minuit heure de Moscou (9h TU) est sortie sur les chaines Telegram proches du groupe Wagner – puis relayée par les réseaux sociaux et sur quelques médias russes – une photo : Evgéni Prigojine en uniforme entouré de quelques hommes à lui, aux visages soit masqués soit flous, dans ce qui est présenté comme une des nombreuses mines de sel de Soledar.
Plus tard dans la matinée, via le service de presse de sa société Concord, il indiquait : « un chaudron s’est formé au centre de la ville, dans lequel se livrent des batailles urbaines ». Peu importe, le double message, à Kiev et ses alliés, à ses rivaux en Russie, est limpide : le patron du groupe Wagner peut se déplacer dans une zone sous surveillance depuis des mois, aux avants postes des combats, et être celui par lequel la potentielle première victoire arrive, après des mois de revers.
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