ZALAMAVOLOÏ : LES PRÉPARATIFS DE LA PREMIÈRE ÉDITION PRÉSENTÉS AU PARRAIN DE L’ÉVÉNEMENT
Conakry, 3 novembre 2026 – À quelques jours de la première édition de Zalamavoloï, une délégation de la structure organisatrice, conduite par le conseiller Bernard Pévé Béavogui, a rendu visite, ce mardi, au parrain de l’événement, Malick Kébé, directeur du Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC). Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur l’évolution des préparatifs et de présenter les grandes lignes du programme.

Dobo II Onivogui, secrétaire administratif de Zalamavoloï, a rappelé la vocation de cette initiative, qui vise à promouvoir la beauté, l’élégance et l’intelligence de la jeunesse loma, avec une attention particulière accordée à la jeune fille. « Zalamavoloï est une initiative qui vise à promouvoir la beauté, l’élégance et l’intelligence de la jeunesse, l’homme en général, mais spécifiquement à la jeune fille. »

Au-delà de cet aspect, le projet entend contribuer à la transmission des valeurs culturelles loma face à l’influence grandissante de la modernité. « Donc nous avons voulu mettre en place cette initiative pour permettre à la jeunesse de se ressourcer, pour permettre à la jeunesse de se rappeler, n’est-ce pas de ces éléments culturels, de se rappeler de ses activités culturelles et pouvoir n’est-ce pas les valoriser pour le bien non seulement de la génération actuelle et aussi la future génération. Donc c’est initiative qui consiste n’est-ce pas à consolider ou à créer un pont entre la modernité et la tradition afin que nous puissions à la fois avoir un pied dans la modernité, mais également dans la tradition, afin que nous puissions valoriser nos éléments culturels. »

Le programme de cette première édition repose sur quatre épreuves : le défilé en tenues traditionnelles, l’expression orale à travers une compétition linguistique, la présentation de projets socio-économiques et la danse traditionnelle. Ces activités visent respectivement à promouvoir le textile loma, encourager la maîtrise de la langue, développer l’esprit entrepreneurial et assurer la transmission des pratiques culturelles. « Il y a premièrement, le défilé qui va se faire dans les tenues traditionnelles, donc cela vise à promouvoir le textile et en plus de ça, deuxièmement, nous avons l’expression orale qu’on a appelée aussi la compétition linguistique qui va permettre aux jeunes filles d’apprendre la richesse de la langue loma, de s’exprimer avec fluidité, avec aisance, et cela pour encourager n’est-ce pas la communauté à valoriser sa langue Parce que toute communauté qui ne parle pas sa langue risque de la perte. »

L’autonomisation économique des participantes constitue également un axe important du projet. À travers la présentation de projets socio-économiques, les organisateurs souhaitent encourager les jeunes filles à entreprendre et à développer leur indépendance financière. « La présentation des projets socio-économiques, pourquoi c’est pour susciter en la jeunesse, sinon la jeune fille, n’est-ce pas l’idée d’entrepreneuriat. Nous voulons à travers cette initiative, amener la jeune fille à l’éducation financière à pouvoir se prendre en charge, s’autonomiser et de pouvoir n’est pas s’occuper de ses propres besoins pour ne pas forcément dépendre des autres. »

La danse traditionnelle complétera les différentes épreuves, avec pour objectif de raviver l’intérêt des nouvelles générations pour cet héritage culturel.
La cérémonie est prévue le 7 novembre 2026, à partir de 14 heures, au Centre culturel Malick Condé de Kofi Annan.

Au-delà de cette première édition, les initiateurs ambitionnent de faire de Zalamavoloï un rendez-vous pérenne. Ils prévoient notamment d’encourager l’entrepreneuriat féminin en accordant une enveloppe financière à la lauréate du concours, élue Miss Loma, afin de soutenir le lancement ou le financement de son projet. « Parce que la lauréate qui va être élue Miss Loma bénéficiera d’une enveloppe financière. Donc à travers cette enveloppe, elle pourra n’est-ce pas entreprendre, elle pourra financer son projet ou ça ne serait-ce que commencer à financer son projet pour pouvoir se prendre en charge. »

Présent à cette rencontre, Bernard Pévé Béavogui, directeur du CELPAC et conseiller de la structure, a salué une initiative qui contribue à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine culturel loma.« C’est une impression de joie. Je voudrais dire au peuple loma qu’il a une culture riche, une histoire merveilleuse, qu’il a une langue admirable de ne pas abandonner leur culture. »
Il a particulièrement insisté sur la nécessité de préserver certains éléments culturels menacés de disparition, tout en valorisant les expressions artistiques et vestimentaires de la communauté. « Parce que culturellement, lorsqu’on regarde Zalamavoloï, ça non seulement nous aide à préserver les objets qui sont en voie de disparition comme le guinzé, mais aussi ça aide à promouvoir le textile loma, mais aussi la beauté loma. En cela, il faut aussi voir la danse qui est un savoir-faire de la communauté. »

Satisfait de l’engouement suscité par le projet, Bernard Pévé Béavogui a également appelé à sa pérennisation, estimant que cette initiative dépasse le cadre de la communauté loma et participe à la valorisation de la diversité culturelle guinéenne. « Donc il faut continuer à pérenniser de ne pas lâcher, de ne pas baisser les bras, mais de continuer à foncer, de continuer à croire à leur projet, parce que déjà beaucoup de personnes croient au projet et je crois que le peuple de Guinée en sera fier parce que cet évènement rend encore hommage au peuple de Guinée, mais rend hommage à tous nos devanciers qui ont fait qu’aujourd’hui notre culture dans sa diversité devient une richesse. »
Avec cette première édition, Zalamavoloï entend ainsi conjuguer valorisation du patrimoine culturel, transmission des traditions et promotion de l’autonomisation des jeunes filles.
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