En moins de quarante-huit heures, l’affaire France 24 est passée d’une polémique éditoriale à une crise ouverte entre la chaîne française et le régulateur guinéen.
À l’origine de cette controverse, un qualificatif inaproprié utilisé à l’antenne pour désigner le président Mamadi Doumbouya. La Haute Autorité de la Communication avait réagi dès ce mercredi par une mise en demeure, demandant à France 24 de procéder aux rectifications nécessaires.
Mais ce jeudi , la HAC a annoncé une mesure beaucoup plus lourde : l’interdiction immédiate de France 24 en Guinée, la révocation de son autorisation de diffusion et le retrait des accréditations de ses correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs.
La HAC a demandé également à l’ARPT de procéder au blocage des accès numériques de la chaîne et à Canal+ Guinée d’interrompre son signal. Selon le régulateur, cette décision fait suite à ce qu’il considère comme un refus d’appliquer sa mise en demeure.
Mais un élément nouveau est intervenu ce même jeudi.
France 24 a finalement présenté ses excuses. Dans son édition de l’après-midi, la rédaction a diffusé un rectificatif et reconnu l’erreur liée au qualificatif employé à l’endroit du chef de l’État guinéen. Le journaliste Julien Fanciulli a également présenté ses excuses. Reste à savoir la suite de cette affaire qui fait des polémiques en guinée et ailleurs.
Rédaction Investigatorguinee
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