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Siguiri : le préfet Col. Ibrahima Douramoudou Keita ordonne l’arrêt immédiat de l’utilisation des Poclains

Le préfet de Siguiri, Colonel Ibrahima Douramoudou Keita, a annoncé ce mardi une mesure forte : l’arrêt immédiat de l’utilisation de toutes les Poclains dans la préfecture, et ce, jusqu’à nouvel ordre. La décision est intervenue à l’issue d’une réunion tenue en présence de représentants de deux départements ministériels — le Ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger, ainsi que celui des Affaires religieuses —, des sages de la localité et d’un groupe de jeunes mobilisés pour dénoncer les risques liés à l’exploitation anarchique.

« Tout le monde doit protéger sa ville » Face aux préoccupations exprimées par les jeunes concernant la protection de l’environnement et la préservation de la préfecture, le préfet a déclaré comprendre leurs inquiétudes : « Tout le monde doit protéger sa ville. Nous savons que le danger est énorme.

Les jeunes sont conscients et soucieux de l’avenir. Cette fois-ci, nous allons les accompagner. » Soulignant qu’il parlait exclusivement au nom de la préfecture de Siguiri, le préfet a précisé que cette décision n’émanait pas du gouvernement central : « Ce n’est pas une décision du gouvernement, c’est ma propre décision en tant que préfet de Siguiri. » Poclains interdites sauf pour les sociétés légalement reconnues Le colonel Keita a toutefois apporté une nuance : « Si c’est une société reconnue et légale, pas de problème.

Mais les autres doivent arrêter, même si elles disposent d’un permis de recherche ou d’exploitation, jusqu’au dépôt du rapport de la mission qui était avec nous. » Trois jours pour retirer les machines Le préfet a également annoncé une rencontre avec les forces de défense et de sécurité prévue ce jeudi. En attendant, il accorde trois jours aux propriétaires de Poclains pour retirer leurs engins de la préfecture : « Les propriétaires ont trois jours pour déplacer leurs engins. Sinon, si on saisit un engin, c’est fini, il est perdu. Avoir un permis ou pas, cela ne m’importe pas : seules les autorités compétentes décideront de ce qui est légal. » Cette mesure vise, selon lui, à freiner l’exploitation anarchique et à préserver la préfecture contre les risques environnementaux et sociaux liés à l’utilisation abusive des machines lourdes.

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