À l’instar d’autres membres du gouvernement, la ministre du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, Dr Diaka Sidibé, a pris part, ce jeudi 2 octobre 2025, à la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs présidée par le Chef de l’État à la Place des Martyrs, dans le cadre de la célébration du 67ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée.
À cette occasion, elle a tout d’abord adressé ses vœux d’anniversaire au peuple de Guinée et au Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, avant de mettre en avant les réalisations de son département.
La ministre a rappelé que l’année dernière, la commémoration était placée sous le thème de la femme guinéenne, tandis que cette année, l’accent est mis sur la souveraineté économique. « Aujourd’hui, le ministère de l’Industrie et des PME occupe une place centrale dans la mobilisation des ressources, mais aussi dans l’industrialisation du pays. Depuis l’avènement du CNRD, des réformes majeures ont été engagées, notamment l’adoption d’une loi sur le contenu local, la mise en place d’une politique nationale de développement industriel pour encadrer l’activité des unités industrielles en Guinée, ainsi que la création de deux fonds : un fonds de développement industriel et des PME, et un fonds de garantie de prêts aux entreprises. Toutes ces réformes visent à favoriser un développement harmonieux des entreprises guinéennes et de l’industrie nationale. »
Dr Diaka Sidibé a également insisté sur l’importance de cette étape historique. « L’an 67 est une opportunité pour nous de placer l’industrie et les PME au cœur de la souveraineté économique à conquérir. Depuis 1958, nous avons acquis notre souveraineté politique. Aujourd’hui, il est temps que la Guinée se tourne vers sa souveraineté économique, sous le leadership du Général Mamadi Doumbouya. Nous devons saluer cette vision à travers le programme de développement socio-économique durable Simandou 2040. »
Par ailleurs, la ministre a annoncé la relance progressive de plusieurs friches industrielles datant des années 1990. « Depuis deux ans, le chef de l’État a instruit la relance des unités industrielles. Plusieurs sites abandonnés depuis les années 1990 font aujourd’hui l’objet de travaux. Nous travaillons notamment sur l’ancienne unité d’Anta et avons lancé un cluster agro-industriel sur le site de l’ex-usine textile de Sanoyah. Deux projets d’envergure industrielle sont également en cours, notamment la relance de l’usine de thé de Macenta. Ces initiatives progressent graduellement, et nous espérons, dès l’année prochaine, relancer encore deux autres unités. En attendant, nous nous attelons à l’assainissement d’un tissu industriel certes diversifié et dense, mais encore mal organisé. »
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