“Le Pastef n’a pas de leçons de morale à donner, vu que son chef a été condamné pour corruption de la jeunesse.”
C’est cette réplique, lancée par le chroniqueur Badara Gadiaga au député du Pastef Amadou Ba lors d’un débat télévisé, qui lui vaut aujourd’hui une garde à vue pour “discours contraire aux bonnes mœurs”. L’échange faisait suite à une accusation de falsification de diplôme portée contre lui.
En réponse, le chroniqueur a fait allusion à l’affaire Adji Sarr, du nom de cette jeune masseuse qui, en 2021, avait accusé l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko, alors dans l’opposition, de viols répétés.
Recul des libertés
L’extrait de l’émission a été massivement relayé sur les réseaux sociaux, provoquant un tollé. Pour de nombreux observateurs, cette interpellation est non seulement disproportionnée, mais elle s’inscrit dans un climat plus large de recul des libertés.
“Depuis l’arrivée au pouvoir du PASTEF, dans le cadre de cette troisième alternance, de nombreux Sénégalais estiment que la liberté d’expression et la liberté de la presse sont de plus en plus menacées. L’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga fait partie de ces dérives inquiétantes“, déclare le journaliste Alassane Samba Diop.
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