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Des dirigeants africains aux côtés de Poutine pour le 9 mai

80ème anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie et de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Des commémorations ont eu lieu jeudi, à Berlin et Paris notamment. Ce vendredi, c’est au tour de la Russie de marquer cet évènement avec une parade militaire à Moscou.

Une trentaine de dirigeants étrangers y prennent part : le président chinoi Xi Jinping mais aussi le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva ou encore les dirigeants du Burkina Faso, du Zimbabwe, du Congo, de l’Ethiopie et de la Guinée équatoriale.

Pourtant, à en croire l’historien togolais Goeh Akue, cet anniversaire ne dit pas grand chose sur le continent … trop loin déjà ou trop désactualisé. Ecoutez ou lisez son interview ci-dessous.

Goeh Akue : Disons que dans la plupart des pays africains, cette date passe inaperçue parce qu’on ne se sent plus réellement concerné. Les ambassades commémorent, mais au Togo, on ne commémore rien.

DW : Comment expliquez-vous que l’intérêt soit moindre ?

Goeh Akue : Vous savez, la Seconde Guerre mondiale, c’est vrai que c’est l’annonce d’une nouvelle ère. Mais très vite, l’Afrique s’est réveillée, vous savez, avec la conférence de Bandung, les pays non-alignés ont voulu donc se positionner entre eux et ils n’ont pas voulu se mêler au conflit est-ouest.

Ceux qui sont engagés et qui sont encore des pensionnés donc, sont concernés. Ils vont au consulat et à l’ambassade pour prendre leur pensions, pour participer à des activités, mais cela n’a rien d’officiel.

DW : Dans les programmes d’histoire, est ce que le sujet est désormais traité avec une perspective africaine ?

Goeh Akue : Il y a un effort de reprise des programmes. On veut, disons, africaniser les programmes pour que les enfants africains prennent en compte les contextes
de leur pays et voir comment nos relations peuvent évoluer avec l’Occident, les dominateurs d’hier.

Quand je faisais ma maîtrise, j’avais travaillé sur l’effort de guerre, l’effort humain sur le plan militaire, l’effort financier parce qu’il y en avait eu également, donc ça s’enseigne.
Mais la guerre, c’est 80 ans, vous avez dit, la capitulation.

Aujourd’hui, les nouvelles relations qui ont été mises en place mettent l’accent plus sur le côté néocolonial, les exploitations, comment faire pour retrouver cette souveraineté, pour que les Africains se prennent davantage en charge.

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