Rupture consommée entre la junte et les forces politiques du changement ayant travaillé ensemble pour la chute de l’ancien régime. C’est le principal message de Choguel Maïga lors de sa première rencontre avec la presse depuis son limogeage en novembre dernier. Il a rappelé les couleuvres avalées alors qu’il était à la primature, comme lorsque le chef de la junte, le général Assimi Goïta, ne l’associait pas à des prises de décisions importantes. Il pointe également du doigt des insubordinations de certains ministres apparemment téléguidés du palais présidentiel. « Le navire de la transition tangue », estime l’ancien Premier ministre Choguel Maïga : « Une sorte de spectre de confusion et d’amalgames plane sur la Transition. »
Et un comme si politiquement, il trace désormais son propre sillon, Choguel Maïga prend une posture d’opposant et dénonce les arrestations extra judiciaires avant de demander à la junte : plus de rigueur et de transparence dans la gouvernance publique, et la création des conditions pour un retour à l’ordre constitutionnel.
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