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Madagascar : le président Andry Rajoelina candidat à sa réélection

Le président malgache Andry Rajoelina a annoncé mercredi se porter candidat à sa propre réélection, devant une foule rassemblée à Antananarivo pour une cérémonie menée en grande pompe près du stade le plus imposant du pays.

La grande île de l’océan Indien tient un scrutin présidentiel le 9 novembre. M. Rajoelina avait pris le pouvoir en 2009 à la faveur d’un coup d’Etat, qui avait chassé l’ex-président Marc Ravalomanana. Interdit de candidature par la communauté internationale en 2013, Andry Rajoelina avait finalement été élu en 2018.

« Vous êtes prêts, je suis déterminé », a lancé le chef d’Etat de 49 ans, dans une élégante veste claire parée d’une étole.

« Je suis prêt à vous représenter, dans tout Madagascar, et être le président de tous les Malgaches », a-t-il poursuivi depuis une scène ornée de drapeaux à son effigie, qui avait accueilli avant sa prise de parole des groupes de musique évangélique et des chanteurs populaires sur l’île.

Devant plusieurs milliers de soutiens vêtus en orange, couleur de son parti (TGV), dans le complexe abritant le stade Barea où une douzaine de personnes sont mortes dans une bousculade fin août, le président malgache a mis en avant la construction d’infrastructures au cours des cinq dernières années.

Madagascar, régulièrement touchée par des tempêtes dévastatrices, est un des pays les plus pauvres de la planète malgré des ressources naturelles considérables. Quelque 80% de la population de 28 millions vit avec moins de 1,80 euro par jour.

Malgache ou français ?

« On a construit quinze centres hospitaliers depuis l’indépendance. Depuis que je suis au pouvoir, 28 Mesdames et Messieurs », s’est félicité M. Rajoelina. S’autoproclamant « président bâtisseur », il a énuméré les constructions d’écoles, tribunaux ou encore de prisons.

« La Constitution me permet de me présenter pour un second mandat. Beaucoup a été fait pour m’empêcher d’avancer mais ça m’encourage », a-t-il martelé, promettant déjà la victoire.

M. Rajoelina a été ces derniers mois au centre d’une polémique sur sa double nationalité française et malgache. L’information avait été divulguée fin juin par la presse.

Naturalisé français en catimini en 2014, le président est censé perdre sa nationalité malgache au regard du code de la nationalité malgache. Sans cette nationalité, il ne peut ni diriger le pays, ni être candidat à une élection.

Cette version des faits est vigoureusement contestée par le parti présidentiel.

Surnommé « TGV », en référence au nom de son parti (Tanora Gasy Vonona, jeunes Malgaches déterminés) et sa fulgurante ascension en politique, l’entrepreneur est apparu dans le paysage politique malgache en 2007.

Jusque-là plus célèbre pour ses activités de DJ et les soirées branchées qu’il organisait à Antananarivo, le patron de sociétés publicitaires alors trentenaire avait créé la surprise en remportant la mairie d’Antananarivo au premier tour.

S’imposant comme le principal opposant, il a ravi le pouvoir à Marc Ravalomanana en 2009, avec le soutien implicite de l’armée. La communauté internationale avait dénoncé un coup d’Etat.

M. Ravalomanana, 73 ans, millionnaire ayant fait fortune dans l’agroalimentaire, n’a toujours pas digéré son éviction et a annoncé en juillet sa candidature à la prochaine présidentielle.

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