Les députés Nupes et RN ont annoncé, mardi 24 janvier, le dépôt de demandes de référendum sur la réforme des retraites, l’une d’elles devant être examinée le 6 février, au coup d’envoi des débats à l’Assemblée nationale dans deux semaines. Un moyen pour les oppositions de couper court en rejetant d’emblée le texte.
La motion référendaire, c’est la nouvelle botte secrète de la Nupes face au projet de réforme des retraites. À l’initiative des communistes, une centaine de députés de l’alliance de gauche ont déposé mardi 23 janvier une « motion référendaire », puis les députés RN. Ces demandes visent à suspendre l’examen d’un texte afin de le soumettre à un référendum.
La route est encore longue. Si l’Assemblée puis le Sénat votent en sa faveur, Emmanuel Macron devra décider si la réforme des retraites passera – ou pas – par un référendum. Et vu la grogne des Français sur le sujet, l’union de la gauche espère bien amener le chef de l’État à consulter le pays. « Si vous voulez absolument conduire cette réforme à son terme, il faudra en passer par un référendum. C’est le minimum », estime Pierre Dharréville, député communiste, au micro d’Aurélien Devernoix du service Politique.
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