En Éthiopie, mercredi 7 septembre marque deux semaines depuis que les hostilités ont repris autour de la région du Tigré. L’émissaire américain Mike Hammer se trouve dans le pays, mais n’a fait aucune déclaration, tout comme les autorités éthiopiennes qui n’ont pas évoqué ce voyage. Sur le terrain, de très violents combats se déroulent désormais sur plusieurs fronts, au sud et au centre, dans la région amhara, et à l’ouest sur les frontières avec le Soudan et l’Érythrée.
On se bat toujours sur la route s’enfonçant vers le sud dans l’Amhara, entre Kobo Robit et le carrefour stratégique de Woldiya. Mais aussi dans le centre, sur deux points de contact, de chaque côté du Ras Dashen, un massif montagneux culminant à 4 500 mètres.
Lundi 5 septembre encore, l’armée éthiopienne et ses alliés paramilitaires y ont repris la localité d’Addi Arkay, que les Tigréens contrôlaient ces derniers mois, selon des observateurs militaires. Plus à l’ouest, le gouvernement fédéral affirme que les forces tigréennes ont attaqué le secteur disputé de Wolkait.
Et les combats ont aussi une dimension internationale : l’artillerie érythréenne pilonne les combattants tigréens depuis la fin de semaine dernière sur la rivière Tekeze, dans le secteur de la ville de Sheraro, d’après plusieurs sources. À la jonction des frontières soudanaise, érythréenne et éthiopienne, à l’ouest du Tigré, ce sont d’anciens casques bleus éthiopiens de l’ONU, d’origine tigréenne, qui avaient demandé et obtenu l’asile au Soudan, qui se battraient dans la ville stratégique de Humera, affirme l’agence Bloomberg.
Deux semaines après les premiers coups de feu, il ne s’agit plus d’accrochages, mais bien d’offensives et de contre-offensives sur plusieurs fronts, tout le long de la frontière du Tigré.
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