L’histoire s’est passée en 1998 dans un village à Forécariah mais elle n’a été révélée en exclusivité que ce dimanche 18 février 2019 au micro de nos confrères du site d’informations générales www.afrikinfomedias.com par la petite fille de l’imam en question lors d’une interview qu’elle leur a accordée suite à une chute de l’étage d’un duplexe qu’elle a subi d’un de ses frères de même père mais de mère différente selon le site.
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« Cette chute que je viens de faire, qui est aussi la principale cause de la mort de ma mère, s’ajoute à un passé douloureux que je voudrais bien partager avec vous. Si vous acceptez ce sera la première fois que je le fasse dans un média. Certaines choses m’ont été racontées par ma défunte mère, j’ai moi-même vécu d’autres » a dit M’mah Soumah à l’entame de cette interview exclusive accordée à votre quotidien en ligne www.afrikinfomedias.com
Décryptage
« Avant qu’un arrêt cardiaque n’emporte ma chère maman après avoir appris ma chute, elle m’avait expliqué que je suis née d’un père chrétien et d’elle-même musulmane pratiquante sans qu’ils ne se marient. Que mon grand-père maternel était le grand imam de son village situé dans la préfecture de Dubreka, à 82 kilomètres de Conakry.
Que celui-ci était craint, personne n’osait le contredire dans sa famille. Il s’est donc catégoriquement opposé à l’union entre elle et mon père et a réussi à empêcher leur mariage m’a-t-elle dit un jour en pleurant. Moi-même je m’en suis rendue compte parce qu’en République de Guinée de nombreux musulmans refusent qu’un chrétien se marie à une de leur sous prétexte que la religion musulmane proscrit cela.
Pire ma mère avait contracté une grossesse avant que mon père ne demande sa main. Elle m’a aussi dit qu’à cause de la grossesse, elle était souvent insultée, battue parfois, humiliée, qualifiée de diable, maudite, rejetée et même complètement bannie de la famille.
Pour ne pas laisser ma mère en état de grossesse sans abris, ni soutien, mon père décide donc de l’emmener chez lui où il vit avec sa première femme qui lui a fait des garçons qui ont déjà grandi. Malheureusement sa grande famille, sa femme et leurs enfants se sont opposés au motif que la religion chrétienne aussi interdit la polygamie.
Que c’est ainsi que mon père l’a emmenée dans un bâtiment inachevé qu’il était en train de construire depuis des années à Tombolia dans la haute banlieue de Conakry.
Mon jeune frère, mes deux jeunes sœurs et moi sommes nés dans cette maison. Ça c’est ma mère qui me l’a expliqué à son vivant »
Source : Africavision7.com
Ousmane Tounkara
Tel: 622337875
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